Une vie d’emprunt de Boris Fishman

Buchet Chastel // 2014
Le livre de Poche //2017
Titre original : A replacement life
Traduction par Stéphane Roques

J’ai mis un temps fou à lire ce livre. J’ai lu des magazines et un essai en même temps, cela en dit long, je crois.
La 4ème de couverture dit :
Slava, jeune Juif russe est un modèle d’intégration à Manhattan. Il a fui sa communauté et, à défaut de réaliser ses rêves d’écrivain, a dégoté un poste de larbin pour la prestigieuse revue Century et une petite amie américaine branchée. La mort de sa grand-mère le ramène brutalement parmi les siens, à Brooklyn, chez son grand-père notamment. Celui-ci a souffert dans la vie parce qu’il était juif, citoyen de 2nde zone en Union soviétique, puis immigré russe en proie au mépris d’une Amérique triomphante. Il voudrait bien, aujourd’hui, obtenir réparation mais n’est éligible à aucun programme d’indemnisation. Or son petit-fils sait écrire des histoires…
Mon avis :
ce ne sera pas un coup de coeur️ pour moi.
Principal point négatif, je n’ai pas accroché avec le personnage principal ni avec aucun des autres personnes secondaires (et pourtant il y en a un paquet).
J’ai eu tout au long de ma lecture, cet étrange sentiment que le narrateur méprisait tous les personnages. Ce qui explique peut-être que je ne me sois attachée à aucun d’eux.
Ensuite, j’ai trop souvent été perdue dans ma lecture. Il y a dans ce roman de nombreux récits de souvenirs et des histoires inventées par Slava pour permettre l’indemnisation des amis de son gd-père. Au final, cela rend la compréhension du texte bien compliqué.
C’est peut-être (sûrement) l’essence même de ce roman mais perso, cela ne m’a pas emballé.
Page 318 : »La récompense, au final, était que Slava ne savait pas ce qui était vrai et ce qui était inventé ». Voilà au moins un point commun entre nous 😉
J’ai vraiment été gênée par la ligne poreuse entre les sentiments du narrateur (auteur) et ceux de Slava. J’ai appris que l’auteur avait lui aussi immigré de Minsk vers NY à la même époque que son personnage principal. J’ai trouvé que le mélange des genres n’était pas très bien maitrisé, au point de perturber ma lecture en tous cas.
Pour terminer sur un point positif tout de même, j’ai apprécié de découvrir la communauté russe immigrée à NY.
La double identité est un sujet qui me touche particulièrement et Boris Fishman m’a permis de plonger au cœur de cette communauté, de ses codes, sa langue et surtout de ses souffrances passées mais omniprésentes.
Conclusion de ma lecture : pas top mais pas mal !

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