Pourquoi une nouvelle infusée ?

Quand on écrit, parfois, il y a des personnages qui s’imposent, qui toquent à notre petit cervelet; qui vont et viennent et reviennent, encore et encore.

On a beau leur dire qu’on n’a pas de temps pour eux, qu’on écrit déjà un roman (parfois même deux) et qu’on n’a pas envie de leur trouver un rôle à jouer dans notre récit, ils ne lâchent pas l’affaire.

Ces morceaux de vie, ces traits de caractère, ces situations ordinaires ou extraordinaires, nous taraudent et l’on se promet de leur donner corps dans une prochaine histoire.

Il y a en endroit dans mon imagination où tous ces personnages fictifs habitent et attendent que je veuille bien m’occuper d’eux. Malheureusement, il me faudra plus d’une vie pour écrire toutes ces rencontres imaginaires et éphémères.

Il n’y a pas longtemps, je discutais avec un ami, de ces personnages, de ses morceaux d’histoires en suspens dans nos imaginaires. Un sujet en amenant un autre, nous voilà à parler de free writing et des exercices d’écritures libres. Puis du plaisir de partager ce que l’on écrit mais aussi de la frustration parfois de devoir attendre des mois avant de faire lire des chapitres aboutis.

Il nous aura fallu quelques secondes pour faire le lien.

Et si ces personnages en attente prenaient corps dans des mini-mini-nouvelles.

Des histoires racontées en autant de temps qu’il n’en faut pour se préparer une bonne tasse de thé; de la manière la plus libre et spontanée qui soit.

Les nouvelles infusées sont nées.

Le lendemain, me voilà dans l’un des cafés où j’aime écrire et je teste la formule (+ de détail ICI).

20 minutes plus tard, je jubile ! j’adore cet exercice, c’est tellement libérateur.

Deux jours plus tard, je remets le couvert, histoire d’être sûre de la formule.

Et cela se confirme, c’est chouette d’écrire des mini-nouvelles spontanément. Je pioche à loisir dans mon stock de personnages et situations diverses. Et si je n’ai pas de « matière » pré-existante alors j’en crée une toute neuve pour l’occasion. Le court délai imparti joue comme un super stimulant. J’adore ce nouveau jeu.

Quelques jours plus tard,  me voilà prête à me mettre à mon travail quotidien d’écriture de ce qui, je l’espère sera un jour mon premier roman.

Et là, c’est le drame !

Comme cela arrive parfois, le vide intersidéral. La page blanche toute pourrie qui bouffe le crâne et te met en rogne.

Bon, je me dis que je vais essayer d’écrire quelques lignes pour le prochain chapitre des Sales Gosses, peut-être que je serais plus inspirée par Mamie Jeanne et sa progéniture ingrate. Mais là, rebelote, zéro inspiration.

Je connais bien ces journées stériles où pas une ligne ne trouve grâce à mes yeux et je sais aussi, que le soir au moment de m’endormir, je grince des dents car une journée sans écrire est une journée de perdue, n’est-ce pas ?

Mais là, miracle, merveille, youpi, hourra ! Ma nouvelle infusée, écrite un peu plus tôt dans la soirée, me donne le sourire. Ce 2ème effet kisscool de la nouvelle infusée était inattendu mais se révèle carrément génial.

Je vais en publier sur ce blog de temps en temps et il se pourrait bien aussi que j’invite les copains/copines à jouer à mon nouveau jeu préféré : la nouvelle infusée. N’hésitez pas à me dire si l’idée vous plait et aussi si l’aventure vous tente.

 

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