Hier encore, c’était l’été de Julie de Lestrange

Mazarine // 2016

Le livre de poche // 2017


La 4eme de couverture :

Alexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance. Ensemble, ils ont grandi, en toute insouciance et en toute innocence. Mais, lorsqu’à vingt ans, la vie les prend, la chute est brutale. En une décennie, cette jeunesse perdue mais pas désillusionnée va devoir se battre pour exister. À travers les drames subsistent alors l’amitié, les fous rires, les joies, et l’amour, qui les sauvera.

Ma lecture :

📖👩🍨🍧☀️

Ici, les familles, les amis, les destins se lient et s’entremêlent.
L’auteure après avoir brièvement posé les fondations des familles Fresnais et Lefèvre va s’attacher à nous faire découvrir la génération des petits-enfants, de leur sortie de l’adolescence jusqu’à leur vie d’adultes (pas toujours) responsables.
Une très jolie histoire d’amitié et de famille qui m’a beaucoup plu.
Il se trouve, qu’à un ou deux ans près, je suis de la même génération que les personnages principaux.
Or, l’auteure place au fil de son récit des marqueurs de temps (les événements politiques majeures de 2000 et 2007), ce qui a facilité mon identification aux personnages principaux.
Mais à bien y réfléchir, j’ai beaucoup apprécié le fait de ne pas m’attacher dès le début du récit aux personnages. Il m’a fallu, comme dans la vraie vie, apprendre à les connaître, découvrir leurs failles et leurs histoires avant de ne plus pouvoir reposer le livre.
Ma lecture a donc été coupée en 4 temps, ainsi répartis : les 200 premières pages en 3 temps puis les 180 dernières d’une seule traite.
Le style est fluide et très agréable à lire. Les descriptions savamment dosées.
Avec ce premier roman, Julie de Lestrange démontre avec subtilité la réalité de cette génération qui entre ses 20 et 30 ans ne cherche plus à fonder une famille et se stabiliser professionnellement mais tente tant bien que mal de s’accepter pour accepter l’autre, essaye encore et encore de trouver le grand amour mais ne perd jamais de vue son objectif numéro 1 : se réaliser.
On parle bien ici de la génération Y mais de sa toute première vague d’enfants née tout début 80, celle qui a ouvert la voie.
Ce glissement des préoccupations majeures de toute une génération d’une décennie vers sa suivante est très habilement amené.
Bravo pour ce portrait d’une génération à la fois désabusée et ambitieuse.
Pour moi, une auteure à suivre avec plaisir pour ses futurs romans.

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