CODE 93 d’Olivier NOREK

Michel Lafon // 2013

Pocket // 2014


À part quelques classiques d’ Agatha Christie et l’excellente trilogie suédoise Millénium de Stieg Larsson, je n’ai pas lu beaucoup de polars.

J’avoue être une flipette question littérature policière.

#ouuuhlapeureuse 😬

Mais j’avais envie de lire Norek depuis des mois, alors je me suis lancée avec son premier opus,  Code 93.

Comme tout ce que l’on ne pratique pas trop, il m’a fallu un peu de temps pour trouver mes marques et apprivoiser le genre.

D’abord il a s’agit de me familiariser avec l’univers de la police.

Entendons-nous : me familiariser avec la police française, parce que la police de NY ou de Sacramento avec le nombre d’épisodes du Mentalist et de Castle que je me suis envoyée, là je gère.

Ayant rencontré Olivier Norek, a deux reprises, j’ai tout bonnement prêté ses traits physiques à son personnage principal. Je lui ai également attribué automatiquement un capital sympathie 😉

Puis il a fallu apprivoiser les autres membres de l’équipe de flics au cœur de l’histoire.
Quand c’est Richard Castle qui joue les papas poules ou Patrick Jane et son sourire de beau gosse à 100 millions de dollars, là oui tu adhéres direct. Mais les flics de Norek sont de vrais flics, pas de la fiction… Enfin si… mais ils pourraient exister pour de vrai dans un commissariat français. Moins évident de s’identifier ou de vouloir aller boire un verre avec eux pour le coup.

Pourtant ça marche.

Une fois mes repères ajustés, je tourne frénétiquement les pages, je veux savoir au plus vite ce que cache ces étranges meurtres et ses lettres anonymes.

Norek raconte les vices et le sordide avec brio.

Au menu, trafic de drogues, prostitution et corruption.

Rien que ça ? Et non !

Nous voilà promenés des caves de cités du 93 aux quartiers chics de Saint-Cloud. Le mal est partout.

L’enquête est complexe.

Au cinéma ou dans les séries, je suis rapidement saoulée par les intrigues qui présentent de trop nombreuses ramifications.
Mais dans cette enquête, l’hyper réalisme est bluffant.
Norek nous perd pour mieux nous retrouver parce qu’il peut se le permettre. L’auteur a été policier de nombreuses années avant de devenir écrivain. Il maîtrise parfaitement son sujet.

Pour vraiment TOUT vous dire, je l’avoue honteusement, j’ai même failli tourner de l’œil en lisant certains passages.

Les descriptions sont très (trop 😁) réalistes.

Mention spéciale à la scène du fer à repasser 🤢
Me voilà pour sûr accrochée par ce premier roman de Norek, je vais laisser reposer un peu tout ça et je retrouverai avec grand plaisir la suite des aventures du capitaine Coste et de son équipe dans Territoire puis Surtension. A suivre…

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