C’est la rentrée, la NI reprend du service.

Bonjour,

la rentrée est derrière nous (ok juste derrière), la nouvelle infusée reprend du service.

Je ne vais pas tourner autour du pot, cher lecteur, je vais commencer par un gros (énorme et gigantesque) mea culpa…

J’avoue, c’était un vilain tour mais je vous jure (monsieur l’agent) ce n’était pas prémédité.

En ouvrant ce blog, j’avais vraiment l’intention de publier chaque semaine un chapitre de Mamie Jeanne. Et puis, et puis… je me suis rendue compte que publier chaque semaine imposaient 2 contraintes majeures.

D’abord, c’est très chronophage de poster chaque semaine. Poster un chapitre, c’est, d’une certaine manière, publier et même si ce n’est pas imprimé noir sur blanc sur du papier, cela demande tout de même de nombreuses relectures et autant de corrections (j’ai vraiment un problème avec l’accord des participes passés, le truc avec l’auxiliaire avoir et le COD devant, beurk). Du coup, le roman avait beaucoup de mal à avancer. Au rythme où cela allait, à un certain moment, j’ai pensé que le roman serait achevé en 2024.

Mais surtout, je me suis vite aperçue (dès que j’ai réussi à prendre quelques petits chapitres d’avance sur les publications hebdomadaires) que cela m’handicapait plus qu’autre chose.

Je m’explique, le plan du roman était détaillé dans un petit cahier, les profils des personnages l’étaient également (mais dans un autre petit cahier; j’adore les cahiers) et pourtant, arrive ce moment où je réalise que je m’apprête à développer une situation qui va entrer en contradiction avec ce qui a été précédemment raconté. Ah bah merde alors !

Par exemple, j’avais prévu qu’un de mes personnages ait un fils unique. Le chapitre est publié mais au fur et à mesure de l’action et des chapitres, j’ai besoin pour étoffer le caractère ou une action de ce fameux fils (ou de son père d’ailleurs), qu’il ait une soeur ou deux ou dix (ou un frère d’ailleurs, ça marche aussi… oui cet exemple je suis en train de l’inventer) et bien là, je suis coincée. Vous (toi cher lecteur) avez, dans un précédent chapitre posté, déjà intégré ce personnage comme n’ayant qu’un fils, je ne peux pas décemment lui pondre une fratrie sortie de nulle part. Si ? non !

Voilà pourquoi, j’ai cessé de poster mes chapitres chaque semaine. OK mais je suis sûre que tu meurs d’envie de me répondre :

  • Mais dis-moi vieux chameau t’aurais pas pu nous pondre un article il y a 6 mois pour nous l’expliquer au lieu de simplement faire disparaitre Mamie Jeanne sans prévenir ?

C’est là que les excuses s’imposent. Je l’avoue honteusement, je me suis laissée emporter par l’écriture.

Et puis… peut-être bien (sûrement même) que derrière tout ça, il y a avait une petite (grosse) peur débile qui me faisait craindre de ne pas parvenir au terme de ce roman.

Alors les 10000 fois (en vrai c’est 100000 mais on dit souvent que j’exagère) où j’ai ouvert un post pour expliquer ce qui précède, je me suis dit « et si tu ne termines jamais ce roman, t’auras l’air encore plus con ma grande (oui, dans ma tête je m’appelle ma grande, c’est ma mémé qui m’appelait comme ça et c’est moins prétentieux que ma belle, non ?).

Il y a aussi tout un tas d’autres raisons… je me suis dit que tout compte fait, mes chapitres ne manqueraient à personne et que de toutes façons c’était super nul ce que j’écrivais et que c’était vraiment naze et que vous n’étiez pas tellement nombreux à suivre les aventures de Mamie Jeanne (bah oui, j’ai les décomptes, ya un outil pour ça). Et que, bla bla bla (#Iggy Pop).

Bref, je me suis rassurée avec des excuses bidons.

J’avais beau avoir pleinement conscience que le meilleur moyen de fidéliser ses lecteurs c’est a minima de fournir une certaine régularité, je vous ai planté là sans prévenir (pinaise j’ai honte là!). Alors PARDON ! Pardon du fond du coeur ! J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.

Les semaines ont filé, j’ai regardé de l’autre côté (celui où  je ne culpabilisais pas) et j’ai aligné les mots et les chapitres jusqu’à ce soir d’été où j’ai réalisé que le roman était fini ! oui terminé, achevé, finito, terminado…

This is the end baby ! ! Youpi ! FINI ! F I N I !

Pour l’heure, les manuscrits ont été envoyés aux éditeurs et j’aimerais vous dire que je suis en attente de réponse mais je n’attends pas grand chose finalement.

Si les Sales Gosses ne trouvent pas d’éditeur (mais n’écris pas ça bon sang !) et bien ce ne sera pas bien grave, ce sera con, dommage et décevant mais pas très grave au bout du compte. Ce roman sera pour toujours pour moi, le tout premier, et la satisfaction que j’ai ressenti (et que je ressens toujours un mois plus tard) d’être parvenu à son terme n’a pas de prix, pas de valeur.

Ce roman est la concrétisation de mes rêves secrets d’adolescente, la réparation de mes regrets inavoués de jeune femme (je parle de moi là pas de Mamie Jeanne… encore que…) alors le simple fait qu’il existe et qu’il soit un jour édité ou auto-édité (Amazon KDP, je te garde à l’oeil) suffit à me rendre heureuse.

Il y a un an tout pile, je postais ma nouvelle pour le concours Ecrire AuFeminin, à des années lumières d’imaginer que j’allais remporter ce prix.

Dans une interview où je répondais en ma qualité de lauréate du Prix, on m’a demandé ce que l’on pouvait me souhaiter et j’ai répondu que je rêvais de dire un jour à mes proches : « voici mon premier roman » (non mais la meuf-là, elle s’auto-cite ou je rêve ?). On y est !

Même si pour le moment, il ne s’agit que d’un fichier PDF dans mon ordi et que je peine encore à le transmettre à mes amis (je suis superstitieuse), je peux d’ores et déjà dire qu’il existe quelque part ce premier roman et que ce n’est plus que dans ma petite tête de linotte. D’ailleurs, je m’en vais de ce clic, poster une mise à jour des chapitres déjà publiés… Tic tac tic tac…. Voilà je suis revenue… Modifications enregistrées (mais va pas voir tout de suite, je te poste le lien à la fin de cet article si tu veux).

Au risque de radoter, je vous le dis encore une fois :

Si quelque chose, un projet, une idée, une envie vous taraude, foncez ! 

Pour terminer ce post de rentrée, je vous invite à lire, ces mots tellement inspirant de Madame JK Rowling :

« Même si ce n’est pas cette œuvre qui va trouver son public, vous allez apprendre des choses que vous n’auriez pas pu apprendre autrement. (Par ailleurs, ce n’est pas parce qu’elle ne trouve pas son public que c’est une mauvaise œuvre.). La discipline nécessaire pour finir une œuvre est quelque chose dont vous pouvez tirer une vraie fierté. Vous allez passer de quelqu’un qui « pense à », qui « fera peut-être », qui « essaye », à quelqu’un qui A FAIT. Et quand vous l’aurez fait, vous vous rendrez compte que vous pourrez le refaire. C’est une prise de conscience extraordinairement empouvoirante. Donc n’abandonnez jamais par peur du rejet. Peut-être que votre troisième, quatrième, cinquième chanson/roman/tableau sera celui ou celle qui « va le faire », qui va susciter les applaudissements. Mais vous n’en serez pas arrivé•e là sans avoir achevé les autres (qui du coup se mettront à intéresser votre public). »

 Bonne rentrée à toi qui a su me lire jusqu’au bout de ce (trop) long post et le bon bisous aussi !
Ah et voilà le lien vers les 38 premières pages (sur 232) du roman : Clic clic

6 Commentaires

  1. Moi je dis que c’est un bien bel article ! et que dans tous les cas, Mamie Jeanne vit à travers tes lignes, tes yeux, et à travers nous; nous qui avons lu et aimé tes premiers chapitres, et moi qui ai la grande chance d’avoir lu tout le roman !
    et je peux dire à tous, que voir « les sales gosses » de Charlye Menetrier McGrath sur sa liseuse, ça déchire!

    1. Merci ma Flo. Tes gentils mots me vont droit au cœur 😍 et merci encore d’avoir été une bêta-lectrice et correctrice du tonnerre ⚡ Mimis 😘

  2. Hate de te lire ! <3

    1. Hâte que tu le lises 😍

  3. Je n’ai qu’un mot à dire : E N F I N, J’aime les arguments de ton Mea Culpa
    BISOUS Charlye

    1. Merci Annie 😊 comme tu dis ENFIN ! Grosses bises à toi et un excellent week-end 😘

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